mercredi 4 juin 2008

La transparence ... oui, mais jusqu'où ?

Stupéfaite par l'avis de décès paru ce jour dans Le Carnet du journal Libération.

Il concerne la disparition du couturier Yves Saint Laurent. Et on y lit bien sûr les noms de son compagnon, de sa mère, du médecin, de l'ami fidèle etc. Cela je peux le comprendre. Ensuite, on y apprend quand il est mort et où. Classique. Mais surtout on découvre, enfin moi, qu'il est mort d'un glioblastome dont l'auteur de cet avis a la gentillesse (l'obligation ?) de préciser entre parenthèses ce dont il s'agit : une tumeur du cerveau. Et enfin, on saura tout, il est indiqué que ses cendres seront ensuite conservées dans une sépulture dans tel jardin au Maroc.

Alors, à part le nombre de comprimés qu'on lui faisait prendre par jour, la nature de ce qu'il pouvait encore manger, le fait qu'il avait ou non des nausés et s'il souffrait ou pas trop (et je m'arrête là) je ne vois pas ce qu'on aurait pu ajouter à cet avis de décès qui m'a interpellée. Je ne peux pas dire si je suis choquée ou pas. Surprise ? Oui. Stupéfaite ? Un peu.

A force de vouloir tout dire de certaines circonstances, événements de la vie, sous couvert de "transparence" ou "pour faire avancer les choses", on frise parfois l'étrange, voire le ridicule.

Enfin, c'est sûr que comme ça on sait qu'il n'est pas mort d'une overdose et que ses cendres ne seront pas dispersées au-dessus du Stade de France.

Ah si, il manque une chose : l'adresse pour les dons contre cette maladie ...

2 commentaires:

talisma a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
talisma a dit…

N'est-ce pas cela la célébrité ? Devoir se mettre à nu aux yeux des autres jusque dans les moindres glauques détails ? Je préfère encore la formule "après une longue maladie"...